Un site dédié à l'acteur japonais Matsuda Shota, ses dramas et ses films. Traduction de dramas et films japonais.
Dans l’épisode 3 de Bara no nai hanaya, nous avons délibérément fait le choix de ne pas traduire le terme « ijime » dans nos sous-titres, car il nous semblait qu’une traduction aurait beaucoup de mal à le rendre en français. Nous revenons donc sur ce terme qui reflète une réalité spécifiquement japonaise.
Ijime (苛め) désigne les brimades, voire les persécutions, subies par une personne exclue d’un groupe de la part de l’ensemble de ce groupe. Ce phénomène est non seulement très présent dans le milieu scolaire, mais également dans le milieu professionnel et la vie quotidienne. Véritable tabou symptôme d'une société où le groupe prime sur l’individu, d'où le besoin de gommer toute différence. On peut d'ailleurs résumer cette situation par le tristement célèbre dicton japonais : « Il faut taper sur la tête de tout clou qui dépasse».
On retrouve dans la culture japonaise de nombreux exemples de sujets sur l’ijime : mangas (c’est le sujet central de l’autobiographique Vitamine de Suenobu Keiko par exemple, certaines scènes de GTO ou Hana yori dango…), roman (Japon, société camisole de force de Masao Miyamoto qui traite de l’ijime dans le monde du travail ) et bien entendu dramas (comme Life ou Nobuta o produce).
Et comme il est toujours difficile de rendre en quelques lignes la complexité d’un tel terme culturellement et géographiquement attaché au Japon, donc difficilement compréhensible par nous, nous conseillons la lecture de cet article sur animeland à ceux qui voudraient en savoir plus...
[ Bara no nai hanaya épisode 3, Ono-sensei.]