Un site dédié à l'acteur japonais Matsuda Shota, ses dramas et ses films. Traduction de dramas et films japonais.
On rencontre généralement ce suffixe comme forme plus polie et solennelle de -san.
-san est le suffixe utilisé dans la conversation courante pour s'adresser à quelqu'un, il est indifféremment l'équivalent de M., Mme ou Mlle (comme dans Yamada-san ou, avec le prénom, Yukiko-san), et on le trouve également dans les mots permettant de s'adresser aux membres de sa famille : otôsan, okâsan, oniisan… -sama, sera, par contre, employé pour s'adresser de manière formelle à quelqu'un, que ce soit une personne étrangère à la famille (Yamada-sama) ou bien aux membres de la famille de quelqu'un d'autre (otôsama, okâsama). C'est aussi utilisé par les membres du personnel de maison dans les familles riches: la soubrette dira "goshûjin-sama", ce qui peut se traduire par "Maître". Parfois, on peut entendre quelqu'un dire "ore-sama", ce qui signifie que la personne tient à montrer qu'elle est un peu imbue d'elle-même. Enfin, -sama était plus largement répandu dans les siècles passés, notamment dans les milieux riches et nobles. Il est à noter qu'il ne peut remplacer un titre honorifique comme danshaku, comte.
Outre ces usages relativement simples à comprendre, il en est d'autres plus idiomatiques, dans des expressions toutes faites qui sont employées de façon extrêmement courante dans la vie quotidienne. Le plus souvent, elles signifient quelque chose comme: merci ou pardon, mais leur usage dépend de la situation. Ainsi go-kurô-sama (kurô = ennui) sera employé pour dire merci à quelqu'un qui a déployé un certain effort pour accomplir une tâche. o-tsukare-sama (tsukaru: fatiguer) sera lui employé à la fin de la journée par les membres d'un même bureau pour se congratuler les uns les autres du travail accompli. Mais également un policier subalterne saluera l'arrivée de son supérieur par un o-tsukare-sama très respectueux (car le supérieur se sera fatigué à venir sur le lieu du crime ). Bien entendu, il ne faut pas oublier le fameux go-chisô sama que tout japonais prononce à la fin du repas pour remercier la nature (ou la maîtresse de maison) du repas qu'il a ingurgité.
Il existe encore une foule d'expressions en -sama que l'on emploie un peu moins souvent de par le contexte nécessaire: o-sewa sama pour remercier quelqu'un de son aide (mais on emploie plus souvent o-sewa ni narimashita); o-machido sama sera utilisé par un commerçant qui vous aura fait attendre (mais o-makase shimashita est souvent employé à la place); o-somatsu sama, enfin, sera employé par une maîtresse de maison modeste en réaction à des compliments sur sa cuisine, et signifie plus ou moins "Mais non, c'était horrible, ce que je vous ai servi !".
Choix de traduction : dans Atsuhime, nous avons préféré laisser le -sama tel qu'utilisé en japonais. Nous aurions aussi pu opter par un équivalent comme "seigneur" par exemple mais avons gardé notre ligne directrice, à savoir, laisser un maximum de place à la langue japonaise, sans que cela gêne la compréhension des dialogues.

Shimazu Nariakira, un "-sama" dans Atsuhime